23 août 2010
Réduction des déficits : le plaidoyer de François Baroin
INTERVIEW - François Baroin réaffirme que le retour du déficit public à son niveau d'avant la crise est une priorité absolue.
Le compte à rebours a commencé pour la préparation du budget de 2011. Tout devra être bouclé d'ici à un mois, François Baroin devant présenter le projet de loi de finances (PLF) en Conseil des ministres fin septembre, a priori le 29. Le volet dépenses a déjà été arbitré en juillet. Au menu : stagnation des dépenses de l'État hors charge de pension et de dette, suppression de 100 000 postes dans la fonction publique en trois ans et gel du point d'indice des fonctionnaires en 2011. Reste maintenant à trancher sur le volet «recettes». C'est le plus sensible politiquement puisqu'il touche aux impôts. La réunion de Brégançon vendredi a fixé le cadre général : les économies sur les niches fiscales et sociales devront atteindre 10 milliards d'euros. Auparavant, François Baroin parlait d'un effort de 8,5 à 10 milliards. Mais la révision de 2,5 % à 2 % de la prévision de croissance pour 2011 oblige à trouver 3 à 3,5 milliards pour tenir le budget. D'où la décision de tailler davantage dans les niches. Bercy compte aussi engranger des recettes supplémentaires en 2010, et notamment 2 milliards grâce à la reprise de l'emploi, comme l'annonce le ministre au Figaro. De quoi démarrer 2011 sur de meilleures bases. Enfin, le ministère ne s'interdit pas de revoir à la marge certaines dépenses. François Baroin défend les lignes de force cruciales.
LE FIGARO. - N'êtes-vous pas en train de préparer un budget de rigueur ?
François BAROIN. - Lorsque l'on élabore un budget, il faut être sérieux et donner du sens. Notre réunion vendredi dernier autour du président de la République et du premier ministre avait pour objectif de faire les choix permettant de réduire la dépense publique dans le but d'atteindre les 6 % de déficit public fin 2011. C'est la pierre angulaire de notre politique. Tout doit tendre vers ce but : nous avons l'obligation de revenir au plus vite aux niveaux de déficit d'avant la crise. C'est une question essentielle pour notre croissance économique. La dette et les déficits sont des sujets majeurs de préoccupation des Français, et nous devons leur prouver notre capacité à les réduire, ce qui leur redonnera confiance en l'avenir et les incitera à consommer et à investir en retour.
Pourquoi avoir révisé en baisse la croissance pour 2011, alors que l'activité a été meilleure que prévu au cours des derniers mois ?
L'activité économique au premier semestre 2010 a été en ligne avec nos prévisions, et nous devrions terminer l'année sur une croissance de 1,4 %, voire même au-dessus. Pour 2011, nous avons une prévision volontariste et réaliste. Viser 2 % de croissance, en cohérence avec la prévision de l'OCDE, c'est volontariste car c'est mieux qu'en 2010, mais c'est aussi réaliste car il ne faut pas oublier qu'une récession sans précédent est passée par là et que tous les pays qui l'ont subie vont mettre du temps à en effacer les traces.
Êtes-vous inquiet pour la notation financière de la France ?
Non. Au cours des deux dernières années, il était vital de soutenir l'activité économique en injectant de la dépense publique. La relance, en France, a été très bien calculée, et j'observe que malgré des déficits importants notre pays continue d'emprunter à des niveaux historiquement bas sur les marchés. C'est le signe que les investisseurs ont confiance en nous. Ils savent que nous avons de grandes ressources à notre disposition telles qu'une épargne parmi les plus élevées en Europe.
Si la croissance est plus élevée que prévu cette année, peut-on s'attendre à un surcroît de recettes pour l'État et la Sécurité sociale ?
La bonne nouvelle essentielle du premier semestre, c'est la création de 60 000 emplois. Cette reprise du marché du travail devrait rapporter environ 2 milliards de cotisations sociales supplémentaires. À la mi-septembre, nous ferons le point exact sur ces recettes afin de bâtir le projet de loi de financement de la Sécurité sociale de 2011 sur des bases solides et sincères.
Et pour l'État ?
Les recettes fiscales sont en ligne avec nos prévisions. C'est notamment le cas de l'impôt sur les sociétés, ce qui est un signal très positif. La crise s'est traduite en 2009 par un effondrement des cotisations sociales et des rentrées fiscales. Nous en sortons. Tout surcroît de recettes par rapport à la prévision économique sera intégralement affecté à la réduction des déficits.
Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi une coupe de 10 milliards dans les niches fiscales et sociales . N'est-ce pas une hausse d'impôt déguisée ?
Absolument pas. Nul n'est obligé d'utiliser une niche fiscale pour réduire son impôt : c'est une décision personnelle. En revanche, une augmentation générale de la fiscalité pénaliserait tout le monde. Il n'est pas question de procéder ainsi. Nous n'augmenterons pas les impôts, que ce soit la TVA, l'impôt sur le revenu ou l'impôt sur les sociétés. C'est un choix politique fort, qui correspond à l'engagement pris par Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle. Pour réduire les déficits, nous avons décidé d'agir en priorité sur la dépense, ce qui passe notamment par des réformes structurelles. Dans un pays où les dépenses publiques représentent plus de la moitié de la richesse nationale, c'est là que se trouvent les marges de manœuvre conséquentes.
Toutes les niches ne sont pas «choisies». Certaines réductions fiscales correspondent à des charges de famille, à des situations de handicap, d'invalidité, d'âge. Seront-elles rognées elles aussi ?
De la même façon que nous n'avons pas touché au RSA et aux minima sociaux, les publics fragiles seront épargnés par le rabot ou la suppression des niches. La politique familiale sera elle aussi préservée. Mais il est vrai que la réduction des niches est un exercice subtil et difficile. Trouver 10 milliards d'économies sur les 75 milliards de dépenses fiscales et sur les 45 milliards de niches sociales représente un effort substantiel. Mais nécessaire. Pendant des années, les niches ont été le choix de la facilité. On a parfois arrosé le sable.
Le coup de rabot suffira-t-il pour tenir votre objectif ?
D'abord, je précise qu'il nous reste en réalité un peu moins de 2 milliards à trouver sur les niches. Car les décisions prises dans le cadre de la réforme des retraites et le niveau de celles à prendre concernant la Cades (Caisse d'amortissement de la dette sociale) rapporteront au total plus de 7 milliards. Et, bien sûr, nous passerons aussi un coup de rabot qui réduira de 10 % l'avantage fiscal d'un certain nombre de dispositifs. Mais ce ne sera pas le seul outil utilisé. Certaines niches seront supprimées. D'autres réductions d'impôts seront recentrées ou verront leur modalité de calcul révisée. L'idée est de partager l'effort entre les entreprises et les ménages. Nous prendrons nos décisions définitives à la mi-septembre.
Les épargnants redoutent d'être fortement mis à contribution. Ont-ils raison ?
Une des réussites de l'économie française, c'est l'épargne de ses ménages. Nous serons très attentifs à ne pas la déstabiliser. De façon générale, nous souhaitons protéger le pouvoir d'achat des Français.
Comment faire pour rembourser la dette de la Sécurité sociale qui s'est creusée pendant la crise ?
Parallèlement aux projets de loi de finances de l'État et de la Sécurité sociale, cet automne, je défendrai un projet de loi organique au Parlement qui définira les modalités de remboursement de 35 milliards de dette de la Sécurité sociale que nous transférerons à la Cades. Cette loi organique propose de rallonger de quatre ans la durée de vie de la Cades, dont la fin est actuellement programmée pour 2021. Nous affecterons aussi 3,2 milliards d'euros de ressources supplémentaires chaque année à la Cades qui seront tirés de la réduction ou de la suppression de certaines niches. Enfin, la Cades bénéficiera de la reprise du Fonds de réserve des retraites dont elle tirera certaines ressources.
Augmenterez-vous à la marge la fiscalité sur certains placements d'assurance-vie ou de revenus de capitaux mobiliers (obligation, actions…) pour financer la Cades ?
C'est une piste à l'étude parmi d'autres.
Certains députés de la majorité vont une fois de plus demander une augmentation de la CRDS…
Nous nous attendons à ce débat durant l'automne, qui est légitime. Mais en proposant 10 milliards d'euros d'économies sur les niches fiscales et sociales, nous montrerons aux députés que nous avons les moyens de financer la Cades sans avoir à recourir à une hausse de la CRDS.
Source Le Figaro
Université d'été du MEDEF 2010 !!!!!
Université d'été du MEDEF - L'étrangeté du monde : mode d'emploi
04 avril 2009
Nicolas aime Barack au sommet
Nicolas aime Barack au sommet
Vidéo envoyée par KSL
Vu sur http://playgratuit.fr/ Le président Sarkozy déclare sa flamme politique à Obama au 60ème sommet de l'Otan.
Sommet de l'Otan Strasbourg 03 avril 2009 !
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Vidéo envoyée par Hugues2
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Evénements - Conférence de presse du G20
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Vidéo envoyée par LCP-AN
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16 octobre 2008
Le mépris de la Marseillaise, blasphème de l'identité française
Les sifflets infligés à la Marseillaise mardi soir sont infamants et intolérables vis-à-vis de la dignité de notre République. Le respect de tout hymne national transcende les opinions politiques et nous indique le degré de civilité des individus. C’est une valeur universelle indissociable de la condition humaine qui s’érige, une éthique qui s'impose à tous sauf à ceux qui n'ont pas de respect pour leur propre personne. La liberté c'est le respect des droits de chacun ; l'ordre c'est le respect des droits de tous.
Le laxisme dont fait preuve les autorités internationales d’arbitrage sportif et plus précisément le football, est intolérable. Le respect des hymnes fait partie intégrante du comportement attendu des personnes présentes dans un stade. Les autorités sportives, lors des rencontres, doivent faire acte de prévention sur le respect des joueurs et des nations. Les forces de l'ordre doivent jouer leur rôle répressif. Il faut souligner que, depuis 2002, le fait d'être surpris en train de siffler la Marseillaise est passible d'une peine d'emprisonnement de 6 mois et d'une amende de 7 500 euros. Il faudrait déjà le rappeler aux supporters lors de matchs et appliquer systématiquement ces sanctions à titre exemplaire. Envisager aussi que la rencontre puisse être purement et simplement annulée si les conditions de respect ne sont pas remplies. Enfin il serait sensé que les représentants du gouvernement témoins de tels agissements aient le cran et la fermeté de quitter le stade.
Sans fierté mal placée, cette agressivité gratuite, ce déni de la symbolique nationale est une atteinte directe à la France, une offense à la République. On peut être en désaccord avec la politique et les actes présents ou passés de la France, sans pour autant briser le lien sportif ou culturel qui unit les peuples. La société ne peut produire des ennemis de la République si ses représentants font preuve d’exemplarité et que ses enfants sont éduqués dans la connaissance de ses symboles et le respect de ses valeurs. Le nécessaire retour aux fondamentaux en période d’incertitude et de déliquescence idéologique a du sens, le patriotisme et la fierté nationale sont des valeurs d’avenir car elle permettent de s’identifier et de construire.
Caroline Morard.
ANANS
13 octobre 2008
L’Etat face à la crise : pragmatisme et volontarisme.
Aujourd’hui, illusion et dissimulation ne sont plus permises, la crise est là, mondiale abyssale et son issue reste une inconnue totale. Le monde paie, cher et amèrement, les excès d’un marché financier américain qui a eu l’appât du gain pour seule boussole. George Bush, en caricature républicaine de ce milieu crapuleux mobilise l’Etat et l’argent du contribuable pour sauver l’économie nationale.
La France, victime ébranlée par ce mal américain n’a malheureusement pas les moyens financiers des Etats-Unis pour endiguer la crise déferlante. En revanche notre gouvernement n’a ni la faiblesse, ni le machiavélisme, de leurs dirigeants. Les leçons du passé doivent être méditées : les Français peuvent admettre les difficultés économiques produites par une crise exogène venue d’Amérique, mais ils ne toléreraient pas un gouvernement qui comme les précédents abdiquerait devant la réalité aussi escarpée soit soit-elle.
Il faut bien sûr davantage d’Etat pour réguler un secteur financier qui s’était affranchi de tout garde fou et dictait sa loi sans scrupule. Il ne faut pas transgresser le rôle d’un Etat historiquement jacobin, chargé de protéger les citoyens contre les dérives de la mondialisation.
Mais il ne faut pour autant voir en l’Etat ni un paratonnerre contre la tempête boursière déferlant des Etats-Unis, ni un parachute capable d’amortir les effets de l’inévitable récession induite. Cette figure de l’esprit candide ne peut qu’être que celle d’une France encore envoûtée par un socialisme qui ne vit que par l’Etat, qui attend tout de la collectivité et qui enfante les assistés d’aujourd’hui et les déshérités de demain. Cette France dupée qui pardonne encore que notre pays ait pu s’endetter pendant tant d’années avec l’approbation de tous les partis sur le dos de ses petits-enfants, pour créer dans le même temps des milliers de postes de fonctionnaires.
Et bien cette France va vite devoir s’affranchir de sa naïveté. Que ce soit sur le plan juridique, à cause des règles européennes, ou sur le plan financier, avec un déficit incompressible, nos marges de manœuvre sont infimes. Il serait cynique d’ajouter à l’anarchie financière, le laisser-aller budgétaire, de riposter à l’endettement par l’endettement. La position agressive et politicienne de l’opposition est pathétique. Les enjeux cruciaux soulevés de cette crise sont plus que jamais ceux de l’intérêt général, essence de la fonction politique que la démagogie de l’opposition calomnie.
La vraie loyauté politique consiste aujourd’hui à dévoiler enfin que l’Etat français dans la déficience et la dépendance de ses moyens à des limites.
Un des enseignements flagrant de cette crise est que la France a besoin de réussir ses réformes de structure. Il faut plus que jamais ne rien retrancher des engagements qui ont été pris devant les Français, rester sourds à la douce musique du principe de précaution politique.
Il est opportun de considérer ce cataclysme économique, non pas comme une fatalité ou un frein mais comme un aiguillon pour aller plus vite, plus fort, plus loin dans l’action et préparer les leviers de croissance de demain. Cette crise ne durera pas indéfiniment, c’est pourquoi il faut privilégier une résolution des problèmes globale plutôt que factuelle.
C’est ainsi que l’Europe trouve dans la crise un nouveau fondement et de nouveaux devoirs.
Nous voyons la légitimité d’une Europe forte, et la nécessité de renforcer rapidement et durablement ses institutions. Sa justification économique s’affirme plus que jamais : qu’en serait-il aujourd’hui des richesses et monnaies nationales sans la stabilité de l’Union et de l’euro ? Mais la crise met aussi en exergue ses carences et trace des orientations souhaitables. À l’avenir, les Etats membres doivent retrouver voix au chapitre de la politique financière et monétaire et imposer un dialogue permanent avec la BCE. Et surtout l’Europe peut participer à la fondation d’un nouvel ordre financier international.
Il faut donc en venir au plus vite à la mise en place des institutions de régulations européennes et internationales nécessaires. L’ampleur de la situation fait qu’elles s’imposeront de toute façon : la France, fidèle à sa stature et son influence historiques sur les grands équilibres du monde a déjà pris la responsabilité de s’en emparer et de les proposer.
Caroline Morard
16 septembre 2008
Le Réseau des Réseaux Worldvisio.com
07 septembre 2008
Présentation du réseau NETWORKVISIO
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Vidéo envoyée par Lecomte44
Présentation du réseau de réseaux : www.networkvisio.com











